L’Île-des-Moulins et la Maison Bélisle constituent la composante patrimoniale de la Société de développement culturel de Terrebonne (SODECT). Occupant un site patrimonial situé à Terrebonne, la SODECT gère un complexe muséal qui aborde l’histoire sociale, économique, industrielle et culturelle de Terrebonne et de la région des Moulins depuis sa fondation jusqu’à nos jours. La SODECT offre un programme d’interprétation historique riche et diversifié facilitant la compréhension et l’appréciation des origines de l’identité collective pour le bénéfice de la population de Terrebonne et de ses visiteurs par la mise en valeur de la collection d’objets et d’immeubles liée au bourg de Terrebonne et à la bourgeoisie industrielle locale qui lui sont confiées.

Mission

Afin d’accomplir sa mission patrimoniale, la SODECT poursuit les objectifs suivants :

  1. Proposer des expositions permanentes en lien avec l’histoire de Terrebonne et du site de l’Île-des-Moulins.
  2. Proposer des expositions temporaires où les visiteurs sont encouragés à participer, à échanger, à partager leurs témoignages, leurs archives et leurs objets.
  3. Proposer une exposition temporaire d’envergure en période estivale mettant en contexte l’histoire nationale avec l’histoire locale.
  4. Proposer des activités éducatives et culturelles en toute saison en tirant profit du site extérieur exceptionnel dont le complexe muséal dispose.

Objectifs

1673

Passage du jésuite Antoine Damas sur la rivière des Milles-Îles.
Il croise des Algonquins non-loin des rapides de Terrebonne.

1673

André Daulier Deslandes, secrétaire-général de la Compagnie des Indes Occidentales et voyageur, obtient la concession de la seigneurie de Terrebonne.

1707

Construction d’un premier moulin banal à Terrebonne, à la demande des censitaires.

1720

Achat de la seigneurie de Terrebonne par Louis Lepage de Sainte-Claire.

1721

Construction d’un moulin marchand sur la chaussée menant à l’Île-des- Moulins. Le moulin à farine de Louis Lepage fait plus de trois étages et possède quatre moulanges. Il est l’un des plus puissants de la Nouvelle-France.

Image d’un moulin à eau européen typique du XVIIIe siècle tirée de l’encyclopédie de Diderot (BAnQ).

1725

Construction d’un moulin à scie. De plus petite envergure, le moulin à scie contient deux scies de long permettant de transformer les billots de chêne en planche.

1729

Le moulin à farine de Louis Lepage transforme près de 20 000 minots de blé en 1729. La farine est ensuite marchandée aux quatre coins de l’Empire français.

1731

Louis Lepage s’engage à fournir 50 000 livres de bois d’œuvre pour la construction d’une flûte de guerre à Québec. Le projet avorte à la dernière minute.

1745

Vente de la seigneurie à Louis de Chapt de La Corne, riche militaire français. Le complexe des moulins de Terrebonne est parmi les plus puissants de la Vallée du Saint-Laurent.

1756

Les moulins de Terrebonne sont réquisitionnés par la couronne française afin de participer à la mobilisation de la Guerre de Sept Ans.

1784

Le ravitailleur anglais Jacob Jordan, longtemps associé aux troupes britanniques, fait l’acquisition de la seigneurie de Terrebonne. Il envoie les quantités faramineuses de farine produite au moulin dans ses boulangeries de Montréal. La minoterie de Terrebonne est alors la deuxième plus puissante du Canada.

1802

Le principal actionnaire de la Compagnie du Nord-Ouest, Simon McTavish, fait l’achat de Terrebonne. Il cherche à diversifier ses activités commerciales et ravitailler les voyageurs de la Compagnie.

1803

Construction d’une boulangerie, commandée par la firme McTavish, Frobisher & Co, sur l’Île-des-Moulins. Toujours visible aujourd’hui, la boulangerie fait plus de trois étages et produit de grandes quantités de biscuits pour les voyageurs de la Compagnie du Nord-Ouest.

1807

Henry MacKenzie, qui gère la seigneurie depuis le décès de Simon McTavish en 1804, fait construire un moulin à farine en complément à celui de Louis Lepage.

1811

Incendie des moulins de Terrebonne et perte totale.

 

1812

Reconstruction à neuf du moulin à farine et du moulin à scie à la demande d’Henry MacKenzie.

1812

Construction d’un moulin à scier la pierre sur l’Île-des-Moulins, une première au Canada.

1815

Joseph Bouchette dit des moulins de Terrebonne qu’il s’agit des « plus complets et des mieux construits du pays ».

1832

Joseph Masson, riche marchand canadien-français, fait l’achat de la seigneurie de Terrebonne.

1846

Construction d’un nouveau moulin à farine possédant six paires de meules et sept roues à réaction. Le moulin de Joseph Masson atteint des performances de production inégalées dans l’histoire de la minoterie de Terrebonne.

1847

Joseph Masson est emporté par le typhus. L’entourage d’affaires de M. Masson continue le développement de l’Île-des-Moulins.

1850

Construction du Moulin neuf, immense moulin à carder la laine, sur la rive ouest de l’Île.

1850

Construction du Bureau seigneurial.

1890

Arrivée de l’électricité dans la Ville de Terrebonne et déclin des moulins hydrauliques.

 

1890

La compagnie d’éclairage de Terrebonne produit de l’électricité pour les maisonnées du village en reliant la roue du moulin à scie à une génératrice.

1940

Le moulin à scie, dernier moulin en activité, ferme ses portes suite à un accident de travail ayant causé la mort de l’un de ses employés.